Reviews jeux vidéos

13 octobre 2020

Before I Forget

Dans les jeux vidéos, on nous fait très souvent le coup du protagoniste amnésique. Mais, dans la "vrai vie", la vieillesse s'accompagne parfois de la perte de mémoire. C'est donc une bonne idée d'utiliser ce cliché de jeu vidéo pour aborder un sujet plus triste.

Before I Forget est un jeu narratif nous mettant donc dans la peau d'une personne âgée. On y incarne Sunita, une femme un peu perdue chez elle et cherchant constamment un certain Dylan. En interagissant avec des objets disséminés dans l'appartement, on pourra revoir des souvenirs et des flashbacks qui nous permettrons de comprendre qui était Sunita et découvrir des moments forts de sa vie.

Le jeu se joue d'une traite et je l'ai beaucoup apprécié. Je regrette un peu le fait que le jeu se concentre un peu trop sur Dylan alors que j'aurais aimé en apprendre plus sur Sunita. J'ai peut être raté quelques détails lors de mon exploration car on peut progresser dans le jeu sans interagir avec tous les objets possibles. Il est possible de recommencer avec les commentaires des créatrices, qui sont plutôt intéressants.

Conclusion

Before I Forget parvient à traiter un sujet délicat de façon plutôt juste et touchant sans tomber dans la caricature. Le tout dure environ 1 heure pour le prix d'une place de ciné.

16 septembre 2020

Tell Me Why

Tell Me Why est le dernier jeu de Dontnod, les créateurs de Life is Strange. Il nous propose d'incarner deux jumeaux réunis après une longue séparation. Devenus adultes, ils vont revisiter leurs souvenirs et interroger les habitants d'une petite ville d'Alaska afin de découvrir la vérité sur leur passé tragique. Lire la suite

Tell Me Why
11 janvier 2020

A Plague Tale: Innocence

Un jeu se déroulant au XIVe siècle en plein milieu de la guerre et d'une épidémie de peste. On y incarne une jeune fille coupée de sa famille et devant survivre et s'occuper de son jeune frère poursuivi par l'inquisition.

Une partie du gameplay est composé de phases d'infiltration. Elles sont plutôt simplistes, mais elles fonctionnent bien. Le reste du temps est composé de phases narratives plutôt horrifiques, de petits puzzles et d'un brin d'action. Graphiquement, c'est très chouette. L'histoire est assez moyenne, mais elle est sauvée par des personnages intéressants et attachants.

Ce jeu me fait pas mal penser à Hellblade dans le sens ou il possède un peu les mêmes qualités et les mêmes défauts. Le principal était que beaucoup trop de choses sont trop "gamifiés". On se promène uniquement dans des couloirs très linéaires et des scripts assez évidents attendent notre intervention.

Mais ce qui m'a le plus dérangé, c'est cette gestion des objets : on a constamment besoin de chercher des matériaux pour refaire nos stocks de munitions ou améliorer notre équipement. Pour moi, c'est vraiment un truc qui casse l'ambiance et qui me rappelle constamment que je suis dans un jeu vidéo. On ne peut pas décemment me demander de m'inquiéter pour mes personnages luttant pour leur survie tandis que le gameplay m'incite à faire des détours pour fouiller tous les recoins... Je pense qu'un peu plus de minimalisme ne ferait pas de mal à certains jeux.

11 janvier 2020

Do Not Feed the Monkeys

Il était dans ma liste des souhaits depuis des mois et je ne sais plus pourquoi je l'avais ajouté. J'ai donc acheté ce jeu en promo, sans me rappeler de quoi il s'agissait.

Au final, c'est un jeu à la Papers Please, c'est à dire assez minimaliste et qui se déroule dans un lieu unique en nous confiant une tâche bien précise. Dans Do Not Feed The Monkeys, nous avons donc la possibilité d'assouvir nos fantasmes de voyeurs. On rejoint en effet une sorte de club un peu mystérieux et soit-disant très strict. Celui-ci nous donne accès à des caméras de surveillances placées un peu partout... Chez des gens, dans un champ, devant un micro-ondes...

On ne nous donne pas vraiment d'instruction et il faudra donc surveiller les individus pour obtenir des informations en utilisant leurs dialogues et un moteur de recherche. On devra également gérer notre faim, notre fatigue et notre argent, ce qui va nous obliger à faire des choix et nous empêcher d'être à 100% du temps dans la surveillance et potentiellement rater des choses. Tous ces écrans sont donc autant de petits puzzles à résoudre afin de comprendre pourquoi la caméra a été placée ici et qui sont les gens que l'on observe. C'est ici que l'on pourra trouver une grande partie de l’intérêt du jeu, chaque écran représentant potentiellement une petite histoire parfois drôle, parfois loufoque, parfois tragique.

J'ai beaucoup aimé ce jeu, c'est simple tout en demandant une grosse attention et les écrans que l'on débloque sont aléatoires ce qui donne au jeu une certaine rejouabilité. Il faudra bien le terminer 2 ou 3 fois (une partie dure moins de 2 heures) pour en faire le tour et il existe plusieurs fins possibles.